Samsuffi, mini maison loft de 55m2
Alors là on peut dire que c’est le grand écart avec mes 2 billets précédents, car aujourd’hui je vais vous parler du projet Samsuffi conçu par les architectes Nantais Philippe Saillé et Stéven Aoustin. Samsufi est un concept de mini maison loft de seulement 55 m2. Avec sa forme de cube, cette petite maison contemporaine offre l’essentiel sur une surface réduite, mais parfaitement optimisée.
Disposée en duplex, cette maison loft se compose au rez-de-chaussée d’une chambre avec une salle d’eau et un dressing attenant ; à l’étage, d’une cuisine ouverte sur le salon.
A voir également si vous avez aimé ce loft :





Coincée entre les deux maisons lofts pour milliardaire des deux autres billets, elle doit se sentir bien petiote !
Ce n’est pas la solution pour les villes qui manquent d’espace bien que nettement plus agréable que la même surface dans un immeuble traditionnel.
Je me demande à qui s’adresse ce concept et où il peut être réalisé.
un petit commentaire qui se rajoute a celui du post d’après …
la « maison Samsufi » appelée comme cela sur le site de l’auteur du projet
est instantanéement rebatisée « maison-LOFT Samsufi » …
voir même mini maison loft ???
pourquoi rajouter le mot LOFT ???
à ce concept intelligent de « Mini Home »
Oui, pourquoi ???
Mince mais tu as raison Teddy, je crois que je suis atteint de loftite aïgue :Oo Je vais faire attention à moins utiliser le mot loft sur le Journal du loft (mince je crois que c’est incurable quand je relis mon commentaire :p )
oui, en effet, je (l’auteur de la maison SAMSUFFI ») m’étonne que le mot loft soit appliqué à ce « projet »-là. Son nom n’est d’ailleurs pas innocent. Les maisons SAMSUFFI du français « ça me suffit » sont ces petites maisons que des ouvriers ont parfois pu se construire sur la côte, en campagne et dans lesquelles ils passent leurs vacances. Ce sont des maisons qui appliquent un schéma d’organisation simple: une pièce commune de vie et une ou deux chambres. Les WC sont dans une cabane au fond du jardin.
Ce n’est pas non plus tout à fait l’idée d’une maison individuelle que je mets en avant mais plutôt un mode de vie qui remet en question le modèle actuel salon-séjour +n chambres + n sdb. Dans cette petite maison, il n’y a pas de salon mais une grande cuisine à l’étage comme la salle commune d’une maison ouvrière/paysanne avant que celle-ci ne prétende aussi à la salle à manger puis au salon-salle à manger.
A qui s’adresse un tel « concept » ? Ramener simplement au fonctionnement et à la spatialité (duplex inversé), il s’adresse aux célibataires urbains qui ne reçoivent pas chez eux mais sortent dans les bars, les restaurants pour retrouver et rencontrer les gens. C’est parce qu’il existe des lieux publics, des bibliothèques, des cinémas, des jardins publics… que le logement est réduit. Pour moi, la maison n’est pas le lieu de la sociabilité, de l’épanouissement de soi, ni celui de l’expression de sa « personnalité », c’est celui de la retraite, de l’isolement.
C’est bien entendu dans un immeuble collectif que ce logement serait pour moi intéressant et surtout pas dans un lotissement de pavillons individuels.
Une autre possibilité serait d’en construire plusieurs sur une même parcelle habituellement vouée à une seule maison. Le positionnement des « boîtes » les unes par rapport aux autres créeraient des sous espaces privés. Une salle commune indépendante pourrait être construite pour accueillir les « réunions », les fêtes.
Dans la rubrique « 111 maisons et autres habitats » de notre site, le mot « loft » apparaît mais pour un autre « projet » qui part d’un espace existant (un hall d’entrée d’immeuble) auquel est simplement accolé un couloir technique pour la cuisine, la salle d’eau, les WC et l’entrée. Les fonctions du grand espace ne sont pas définies.
Je donne une certaine définition du loft dans la même rubrique à la « maison bras de turbine » : un espace peu ou pas cloisonné, sans porte, plutôt mal chauffé, dans un bâtiment dont la fonction première n’était pas le logement. Ce sont avant tout des artistes, des bricoleurs sans le sou qui ont squattés des locaux désaffectés, vastes dans lesquels ils pouvaient à la fois se loger et travailler. Il y a un exemple dans le film « Diva » qui ressemble à un garage de mécanique plus qu’à un logement. Le « loft » qu’occupe la journaliste chinoise dans « l’année du dragon » n’est plus ce que j’appellerais un « loft » d’origine, c’est plutôt un magasin de design … bien situé pour la vue.
voilà, voilà …
pH.neutre
Merci d’avoir pris le temps d’écrire ce long commentaire et de nous avoir donné ton avis éclairé sur ta création Philippe.
J’apprécie beaucoup que tu aies pris le temps de partager ta vision, alors j’en profite pour te féliciter pour la qualité de ton travail d’architecte.
Suite à ton commentaire, je suis retourné sur ton site et j’ai lu ton article sur la Maison bras de turbine dans lequel tu donnes ta définition de la notion de loft. Voilà qui est très intéressant, car je prépare justement un billet sur cette question. A suivre prochainement sur le blog…
monsieur à des parts de marché dans le BTP ou dans quelque cimenterie productrice de parpaing sans doutes ?
Les maisons « en dur » ne sont pas à l’abri de se faire écrabouiller par un arbre déraciné par une tempête.
Les maisons traditionnelles japonaises de bois et de papier (lofts s’il en est puisque les pièces changent de fonction tout au long de la journée) résistent aux séismes de par leur « élasticité » ce qu’une maison de brique ne peut vraiment se vanter à moins de renforts de structure hors du commun. Les cloisons de papiers sont destructible mais facilement reconstructibles.
mais ce n’est plus le sujet de ce blog.
bonjour,
Et combien coute ce petit cube sans indiscrétion ?
On peut changer la couleur de l’extérieur ?
(Tristoune le foncé, rouge vert ou bleu serait plus coloré)
nous n’avons pas de réponse à la question « combien ça coûte »
1- le « concept » n’est pas suffisamment développé- les matériaux ne sont pas vraiment déterminés, le niveau de prestation pourrait dépendre d’une demande à l’autre.
2- en l’absence d’un terrain réel, il faut dire comme tout constructeur qui vend des modèles « prix hors fondations spéciales, raccordements aux concessionnaires et adaptation au site »
3- il faudrait réévaluer régulièrement les prix en fonction de l’évolution du coût des matériaux et de la main d’oeuvre. Par exemple, nous avons observé pendant 3 ans une augmentation systématique des équipements sanitaires de 5% tous les 6 mois …
4- au risque de décevoir les lecteurs du blog, il ne s’agit pas un modèle disponible, « achetable » aujourd’hui comme on achète certains bungalows.
depuis que Manuel a « bloggé » la maison Samsuffi, notre site est encore un peu plus visité et nous avons reçu 3 demandes de personnes désirant l’édifier pour eux-mêmes: une personne des Deux-Sèvres, un Brestois et un Québequois (et oui).
Malheureusement, nous n’avons pas répondu positivement, les lieux d ’édification étant trop éloignés de Nantes. De plus, le texte du « concept » sur notre site est très explicite sur un point : fenêtres disposées et dimensionnées en fonction des vues et possibilité de matériaux de façade en fonction des spécificités de l’environnement. Cela implique un projet différent à chaque situation et non un « modèle » préfabriqué industriellement.
Evidemment, la non-disponibilité de la maison Samsuffi comme un objet industrialisé, achetable comme tout autre produit, déçoit les personnes qui nous contactent. Mais d’un autre côté, en voulant conserver la possibilité de la variation en fonction d’une situation, nous « défendons » la spécificité de l’architecte et de l’architecture par rapport aux produits standards industriels – donc les pavillonneurs …
merci pour ton soutient et bienvenu à Nantes, Manuel
Cher Philippe,
J’apprécie particulièrement le cote « construction personnalisée » versus l’industrialisation et par voie de conséquence,l’uniformisation…
Pour ce qui me concerne, j’aimerai pouvoir vous contacter pour un projet très particulier et professionnel! L’édification,a Casablanca, d’une galerie d’Art contemporain/ entrepôt ( 300 a 400 m² )…
je suis actuellement en recherche active d’un terrain de 1000/1500 m2 , dans une zone « industrielle », dans les environs de Casa-Rabat ( Maroc)
Merci de bien vouloir me contacter, je suis prêt a venir a Nantes afin de vous y exposer mon projet.
Bravo pour « samsuffi « …
Victor Sfez